Attaché à la liberté de choix et à l’autonomie des personnes, le mouvement laïque a toujours réclamé une législation sur l’euthanasie. Mais depuis le vote de la loi du 28 mai 2002, certaines voix contestent encore cette législation ou tentent de la détricoter. Actuellement, l’influence grandissante des intégrismes religieux entre en conjonction avec une montée des populismes. C’est pourquoi il est urgent de consolider les législations existantes, de les améliorer et de forcer une prise de conscience générale sur la nécessité de garantir notre législation actuelle.
Le Centre d’Action Laïque demande de :
Au sein de l’Union européenne, la question de l’euthanasie et du suicide assisté divise encore fortement les États membres. Seuls la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg les ont légalisés à certaines conditions, généralement en cas de maladie incurable ou de souffrance intolérable.
Un certain nombre d’autres États autorisent une « forme d’aide à la mort ». Cela consiste souvent en l’arrêt des traitements mais aussi de la nutrition et de l’hydratation du patient, ce qui peut entraîner une lente agonie très difficile à vivre pour le patient mais aussi pour l’entourage. L’encadrement européen de l’euthanasie passive est à géométrie variable. Ainsi, si certains pays, comme la France, ont adopté une loi pour réglementer la fin de vie des personnes en souffrance, d’autres n’ont pas légiféré et seule la pratique et les décisions des tribunaux apportent des réponses.
L’Union européenne reste muette sur ce sujet éthique délicat qui reste de la compétence exclusive des États. La Cour européenne des droits de l’homme renvoie également aux États parties le soin d’encadrer la fin de vie.
Le droit de mourir dignement fait partie intégrante du respect de la dignité humaine de chaque personne. Dans des situations particulièrement difficiles, il s’agit de reconnaître à cet individu le droit de déterminer les modalités de sa propre fin et de donner aux malades en fin de vie la libre disposition de leur corps.
Le Centre d’Action Laïque invite les futurs responsables européens à encourager les États qui autorisent l’euthanasie passive à s’engager vers une légalisation de l’euthanasie active afin que chaque malade en fin de vie puisse décider en toute liberté de la manière dont il ou elle souhaite la terminer. Face à la montée des conservatismes et de l’activisme religieux dans un certain nombre de pays européens, le Centre d’Action Laïque appelle en outre les élus des pays qui autorisent aujourd’hui l’euthanasie active à rester vigilants pour que ce droit encadré reste acquis en loi et en pratique.
Une sélection de pistes de solutions proposées par le Centre d'Action Laïque qui illustrent comment le mouvement laïque souhaite que soient traduites concrètement les valeurs de liberté, égalité et solidarité.