L’accès au travail reste un moyen d’émancipation et d’insertion essentiel. La création de nouveaux emplois de qualité ainsi que la préservation des emplois existants doivent donc être une priorité.
Le Centre d’Action Laïque demande, dans la limite des compétences régionales:
De ne pas pratiquer une politique répressive contre les chômeurs et de maintenir leurs droits sans dégressivité de l’allocation ni imposition de service communautaire.
De revaloriser les secteurs professionnels en pénurie.
D’assouplir les critères d’éligibilité des personnes pour toutes les actions favorisant l’accès à l’emploi et à la formation.
D’augmenter de manière significative les offres de formations incluant l’ensemble du processus d’insertion socioprofessionnelle: alphabétisation, français comme langue étrangère, formation de base, préformation et formation qualifiante.
De faciliter l’obtention de permis de travail (B et C) pour les personnes étrangères en cours de procédure de régularisation de leur titre de séjour.
De soutenir des solutions innovantes favorisant le lien entre les employeurs et les formateurs.
De favoriser l’accès aux formations et à l’emploi pour les familles monoparentales et les femmes, en augmentant les possibilités de garde d’enfants et en en adaptant le coût aux revenus.
De multiplier les espaces de coordination entre les partenaires associatifs du secteur de l’emploi et Actiris et le Forem.
De lutter contre la discrimination à l’embauche en partenariat avec Unia, via des tests de situation (mystery shopping).
De favoriser les formations, à charge de l’employeur, afin de permettre au travailleur de développer ses compétences.
D’utiliser les mécanismes de remises à l’emploi pour assurer effectivement la remise à l’emploi, éviter tout dumping social, soutenir des conditions de travail de qualité, durables, et offrir de réelles possibilités d’orientation professionnelle et de reconversion, correspondant aux compétences et profil de la personne.
Élaborer des « plans diversité », tant à l’attention des entreprises régionales que des services publics, qui intègrent des objectifs quantitatifs visant à l’embauche de personnes issues des quartiers socio-économiquement défavorisés. Les employeurs du secteur privé pourront recevoir prioritairement des aides économiques et autres leviers économiques bruxellois s’ils atteignent les seuils requis, tandis que la mesure sera contraignante pour les services publics.
D’encourager décisivement la réduction du temps de travail avec embauche compensatoire. Il s’agit à la fois de répartir sur l’ensemble de la population les gains de productivité générés par les nouvelles technologies, de créer plus d’emplois pour résorber le chômage, de réduire le stress au travail, de démocratiser l’accès au temps libre et d’inciter à la citoyenneté active.
D’évaluer et d’ajuster, afin qu’ils correspondent davantage aux situations des publics et aux réalités du marché de l’emploi, les mécanismes visant à promouvoir l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, des personnes à faible ou sans qualification ainsi que des personnes dont le profil de formation n’est pas en phase avec les besoins du marché de l’emploi. En Région Bruxelles Capitale, ces dispositifs devraient davantage tenir compte de l’importance du phénomène migratoire au sein de la population concernée. Des synergies renforcées sont à développer entre les politiques de cohésion sociale (accueil des primo-arrivants) et d’insertion socioprofessionnelle (formation, accompagnement).
Une sélection de pistes de solutions proposées par le Centre d'Action Laïque qui illustrent comment le mouvement laïque souhaite que soient traduites concrètement les valeurs de liberté, égalité et solidarité.