Le Centre d’Action Laïque recommande aux autorités régionales :
L’émancipation des femmes est une condition sine qua nonde la démocratie et d’une société solidaire.
Si l’égalité entre les femmes et les hommes s’inscrit petit à petit dans notre corpus juridique, les inégalités dans les faits restent importantes et transversales.
Au niveau communautaire, le Centre d’Action Laïque formule les recommandations suivantes:
Le Centre d’Action Laïque recommande aux autorités fédérales :
(1) Étude 2018: https://igvm-iefh.belgium.be/sites/default/files/181001etudeconge.pdf
(2) Étude de 2010 du VrouwenRaad: https://igvm-iefh.belgium.be/sites/default/files/downloads/RAPPORT%20Asile%20et%20migration%20-%20l%27accueil%20des%20femmes%20dans%20les%20centres.pdf
L’égalité entre les hommes et les femmes est l’un des objectifs de l’Union européenne. Originellement formulé selon des considérations économiques, ce principe phare s’est graduellement renforcé pour s’inscrire aujourd’hui dans un vaste champ de politiques publiques (« gender mainstreaming »).
L’UE a développé ces dernières années une série de plans d’actions stratégiques et de programmes de financements (1) afin de promouvoir l’échange de bonnes pratiques entre États membres et ainsi accélérer les résultats en termes d’égalité des genres. Au-delà de l’action spécifique de l’UE, les campagnes #MeToo et #BlackLivesMatter ont propulsé la parole des femmes dans l’espace public et éclairé plusieurs sujets d’importance auparavant délaissés par le monde politique.
En parallèle, les mouvements conservateurs et extrémistes ne cessent de grandir au cœur de l’Europe et visent la mise en place d’un programme réactionnaire contraire à l’égalité des genres. Dans plusieurs États membres, la question de l’égalité hommes-femmes a progressivement été remplacée par celle de leur « complémentarité », par la promotion de politiques natalistes et de « family mainstreaming » ainsi que par le renforcement de stéréotypes genrés dévastateurs.
Pourtant, de nombreux chantiers restent à améliorer en termes de parité. Selon le dernier rapport de l’OCDE (2) sur l’égalité hommes-femmes, la violence à l’égard des femmes, l’écart persistant de rémunération entre hommes et femmes et le partage inégal du travail non rémunéré sont les trois problématiques liées à l’égalité des sexes les plus importantes pour les pays membres. La vie publique n’est pas épargnée par les inégalités entre hommes et femmes: ces dernières continuent d’être sous-représentées en politique.
La question de l’égalité de genre est tout d’abord une question éthique, de dignité humaine et de respect des droits les plus élémentaires. Mais elle est également une question économique: la réduction de 50% d’ici 2025 de l’écart entre le taux d’activité des femmes et celui des hommes pourrait ajouter près de 2,5 points de pourcentage à la croissance prévue pour les pays de l’OCDE.
Il est tout simplement inadmissible qu’en Europe, les femmes soient encore trop souvent considérées comme des citoyennes de seconde zone.
Le Centre d’Action Laïque demande aux institutions européennes:
(1) Voir par exemple: l’engagement stratégique pour l’égalité des genres 2016-2019 publié par la Commission en décembre 2015; la création de l’Institut européen pour l’égalité entre les hommes et les femmes en 2005, l’adoption de la charte des femmes en 2010; le plan d’action sur l’égalité des sexes 2016–2020 adopté par le Conseil de l’UE en 2015; le programme « Droits, égalité et citoyenneté du cadre financier pluriannuel 2014-2020 »; la résolution sur l’émancipation des femmes et des filles du Parlement européen.
(2) « Rapport sur la mise en œuvre des Recommandations de l’OCDE sur l’égalité hommes-femmes: des progrès mais beaucoup reste à faire », 7-8 juin 2017.
Une sélection de pistes de solutions proposées par le Centre d'Action Laïque qui illustrent comment le mouvement laïque souhaite que soient traduites concrètement les valeurs de liberté, égalité et solidarité.