Le Centre d’Action Laïque recommande aux autorités fédérales :
De mettre en place un ministère aux Droits des femmes et de prévoir un budget y afférant.
D’assurer la parité lors de la constitution du Gouvernement, en ce compris en termes de répartition entre ministres et secrétaires d’État, et promouvoir des ministres femmes dans des compétences hors de tout stéréotype sexué.
De mettre en œuvre une approche genrée (« gender mainstreaming » et « gender budgeting ») dans les politiques fédérales et les relations avec leurs partenaires.
De renforcer la portée du test d’impact en termes de genre et de revoir systématiquement les projets de réglementation qui ont un impact négatif en termes de genre.
De produire des statistiques genrées afin de permettre aux pouvoirs publics d’identifier correctement les problèmes d’inégalité entre les hommes et les femmes et de trouver, par conséquent, des solutions adéquates à ces problèmes.
De garantir une représentation équitable des femmes et des hommes à tous les niveaux de responsabilité au sein des administrations fédérales.
De pérenniser et assurer les budgets suffisants à l’IEFH.
D’étudier la possibilité d’étendre la protection légale de la femme enceinte à la femme en procédure de fécondation in vitro.
D’implémenter les recommandations de l’IEFH visant à faire du système des congés et d’aménagement du temps de travail un outil de l’égalité des femmes et des hommes sur le marché du travail (1).
De rendre obligatoire le congé de paternité, de garantir une indemnisation à 100% du salaire et de doubler sa durée à terme.
De mener une étude sur l’accès au statut indépendant pour les femmes et une analyse relative aux inégalités de revenu, suivie de recommandations et affecter les moyens nécessaires à l’implémentation des recommandations.
De réaliser un plan d’action interfédéral et d’y allouer les moyens nécessaires afin d’atteindre l’amélioration substantielle de l’équilibre vie professionnelle-vie privée des hommes et des femmes, de lutter contre les discriminations liées au sexe sur le marché du travail, d’assurer une meilleure protection de la grossesse, de la maternité et de la parentalité, de supprimer l’écart salarial.
D’assurer l’équilibre de la représentation des genres dans les organes de concertation, de consultation et de décision existant à l’échelon fédéral.
De mener une politique d’accueil des migrants sensible au genre et d’intégrer la dimension du genre dans l’organisation de la politique d’accueil pour les femmes hébergées dans les centres d’accueil, dans leurs conditions de vie et en prenant en compte les difficultés et les obstacles rencontrés par les femmes dans ces centres (2).
D’intensifier les efforts pour prévenir et lutter contre toutes les formes de violence basées sur le genre à l’égard des femmes et des hommes (violence entre partenaires, mutilations génitales féminines, mariages forcés, violences (dites) liées à l’honneur et violences sexuelles) via un plan d’action interfédéral s’inscrivant dans la lignée de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique.
De pérenniser l’existence des centres d’accueil multidisciplinaires pour les victimes de violence sexuelle.
De sensibiliser à l’existence de la loi du 22 mai 2014 tendant à lutter contre le sexisme dans l’espace public et d’augmenter les campagnes de sensibilisation (abribus, transports en commun, etc.).
De réviser la Constitution sous l’angle de l’égalité entre les femmes et les hommes (réviser l’article 11bis et inscrire la parité dans les organes exécutifs, de revoir le vocabulaire masculin employé et d’utiliser les doubles expressions (« citoyennes et citoyens »).
D’améliorer le statut des aidants proches et de prévoir une indemnisation adéquate.
Une sélection de pistes de solutions proposées par le Centre d'Action Laïque qui illustrent comment le mouvement laïque souhaite que soient traduites concrètement les valeurs de liberté, égalité et solidarité.